3 films vus au ciné depuis le début de l’année

J’avoue que je ne vais pas très régulièrement au cinéma voir les nouveautés. J’ai tendance à préférer les vieux films dans les cinémas d’art et d’essai. Malgré ça, il y a eu cette année (jusqu’à maintenant) trois films que je suis allée voir au ciné et qui m’ont marquée, qui valent le détour.

La Favorite

Ce film, qui a valu l’oscar de la meilleure actrice à Olivia Colman, est un vrai petit chef-d’oeuvre du cinéma, avec un humour baroque, une esthétique très personnelle et un sujet historique pour le moins controversé et loufoque.

C’est à la cour de la reine Anne, au début du XVIIIe siècle, que se déroule l’histoire. La reine souffre de nombreuses maladies et a perdu 17 enfants, qu’elle représente par ses 17 lapins qu’elle garde dans sa chambre. Sa favorite, la duchesse de Marlborough, utilise ces faiblesses pour la manipuler et contrôle d’une main de fer les décisions politiques du pays. Mais elle fait sans le savoir une grave erreur en introduisant dans le château sa cousine Abigail, dont la famille est ruinée et qu’elle fait travailler comme soubrette. Mais Abigail n’est pas aussi inoffensive qu’elle en a l’air, et sait faire tourner la situation à son avantage en découvrant le lien qui unit la duchesse et la reine. La bataille des deux cousines pour être la favorite de la reine va monter crescendo tout au long du film.

Je recommande ce film très bien filmé et très original avec quelques scènes particulièrement loufoques, et qui sort de ce qu’on a l’habitude de voir à Hollywood.

Yesterday

Certes, les feel-good movies ne manquent pas. Alors on pourrait être tenté.e.s de se dire « Qu’est-ce que celui-ci va bien pouvoir nous apporter de plus ? ». Eh bien, voilà, Yesterday est un film intelligent, drôle, et qui met au coeur de son histoire les Beatles… !!! Pour moi, dès le pitch, c’était déjà vendu. Ce n’est peut-être pas le film le plus profond ou artistique qu’on ait vu, mais, c’est nouveau, c’est frais, c’est anglais, et ça fait du bien.

Jack est un jeune musicien sans succès, en train d’abandonner tout rêve de carrière dans la musique, quand a lieu une mystérieuse coupure de courant planétaire. Au même instant, Jack se fait renverser par un bus (pas d’inquiétude, il ne perd que quelques dents). À son réveil, rien ne semble avoir changé, jusqu’à ce qu’il s’aperçoive qu’il est le seul à se souvenir de l’existence des Beatles. Il n’est pas tombé dans un monde parallèle comme dans le film Jean-Philippe avec Fabrice Luchini, qui partait de la même idée mais avec Johnny Hallyday. En fait, les Beatles ont tout simplement été effacés de la surface de la terre. Ils n’ont jamais existé. Jack décide alors de chanter toutes leurs chansons pour que le monde puisse en profiter. Il est rapidement repéré pour la beauté des chansons, et les succès s’enchaînent, mais il se retrouve vite confronté à des problèmes de conscience, car même s’il ne peut évidemment pas expliquer la vérité, il se retrouve malgré lui dans une situation d’imposture. Il est également confronté au monde de la musique, qui a bien changé depuis les années 60…

Alors, oui, c’est parfois un peu cliché et un peu gnan-gnan, mais on en ressort en ayant fait le plein de vibes positives. Et puis, l’idée est vraiment originale. Au lieu de faire un biopic pour nous rappeler l’importance du groupe, on nous pose la question : « Que serait le monde sans les Beatles ? »

Once upon a time… in Hollywood

Vu au cinéma récemment, le film de Tarantino surprend et choque sans doute. Pour ma part, je garde une bonne impression générale de ce film, que j’ai trouvé très différent de ses films précédents, et qui ne restera sans doute pas mon préféré du cinéaste.

Ce film a la vocation de nous plonger dans l’ambiance des années soixante à Hollywood, avec ce mélange de vieille Amérique cow-boy conservatrice qui subsiste des années 50 et l’émergence du mouvement hippie. Tout au long du film, plusieurs groupes de personnages se détachent: Leonardo Di Caprio et Brad Pitt forment un duo vieillissant, à la vie comme à l’écran, puisqu’ils sont une ancienne vedette de western et sa doublure, devenue son chauffeur. Di Caprio, la star sur le déclin, se sent devenir ringard et désespère de se faire remarquer par un grand réalisateur pour se faire une deuxième carrière, ou encore de se sentir utile. Parallèlement à ça, Roman Polanski emménage dans la maison voisine, avec sa femme Sharon Tate, dont tout le monde connaît l’histoire tragique. L’omniprésence des hippies membres de la secte de Charles Manson dans la ville et au fil de l’histoire n’est pas sans éveiller l’angoisse du spectateur. Mais, ne vous en faîtes pas, pour tenter de ne rien divulgâcher, je dirai simplement que la scène finale vaut le détour.

Une fois de plus, Polanski règle leurs comptes aux grands méchants de l’histoire, et s’en donne à coeur joie, pour notre plus grand plaisir. Même si j’ai trouvé celui-ci un peu moins innovant que Pulp Fiction, Inglorious Basterds ou encore Django Unchained, je dois souligner le brio avec lequel Tarantino nous plonge dans cette ambiance à la fois douce et extrêmement tendue.

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